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13-01-2007
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...CECI N'EST PAS UNE FICTION...

Pas de " non " à une réforme de l'Etat efficace (De Standaard)
 

(Belga) Le président du MR Didier Reynders estime positive l'idée d'un programme électoral commun avec le VLD. Pour lui, il est tout à fait possible de discuter de réformes institutionnelles, " à condition qu'il s'agisse de réformes efficaces ", explique-t-il samedi dans une interview dans De Standaard.

Le Premier ministre Guy Verhofstadt (VLD) et le vice-Premier Didier Reynders (MR) entendent se rapprocher en vue des prochaines élections. " Guy Verhofstadt et moi-même voulons mettre sur la table des idées communes, par exemple en matière de sécurité ou de politique économique. Mais nous nous retrouvons aussi sur le plan communautaire, même s'il y a aussi des différences ", dit-il. Reynders n'est pas partisan d'une " grande réforme de l'Etat ", mais il garde la porte ouverte pour des " réformes institutionnelles efficaces ". Il ne dit donc pas " non " d'office à une marge d'action politique plus large pour les régions. S'il ne se dit pas contre l'idée d'un troisième mandat aux Finances, M. Reynders avoue qu'il se verrait bien aussi aux Affaires sociales.

Le Soir du 30 novembre 2006, via un article de Dirk Van Overbeke, donnait le ton quant aux exigences communautaires des partis flamands dits « traditionnels » (peut-on encore les appeler ainsi ?) dont le point de vue des Libéraux flamands, un manifeste basé sur les six résolutions votées en 1999 par le Parlement flamand avec « l’équilibre idéal » (sic) comme leitmotiv et les soucis financiers de l’échelon fédéral comme prétexte, celui-ci souhaitant se débarrasser de certaines compétences coûteuses. Un groupe d’experts dirigé par le Sénateur (ex-Volksunie, NDLR) Patrik Vankrunkelsven devrait d’ailleurs bientôt remettre ses conclusions aux instances supérieures du parti.

 

Parmi autres velléités, il est permis de citer l’autonomie constitutive complète (l’intitulé de ce point est tellement vague qu’il en inspire presque l’inquiétude), l’autonomie en matière de soins de santé (ce qui légitimera totalement la fameuse Zorgverzekering tellement défavorable aux Fouronnais francophones) ou encore en matière de signalisation et de circulation routière (qui donnera raison au projet d’arrêté du Gouvernement flamand concernant les noms de commune sur son territoire, projet initié en son temps par le sinistre Député-Bourgmestre CD&V de Bilzen, Johan Sauwens).

 

Si notre Ministre des Finances affirme sur le site de son mouvement que les Réformateurs sont d’accord de se mettre à la table des partis flamands concernant ces négociations institutionnelles et ce, « même si les Libéraux et les Francophones dans leur ensemble ne sont pas demandeurs », il est légitime de se poser deux  questions essentielles.

 

1)   De quelle influence bénéficie encore le FDF (Front Démocratique des Francophones, NDLR) et son emblématique Président, Olivier Maingain au sein du MR ?

 

Dans un entretien accordé à Michel Bouffioux pour La Libre Match du 4 janvier 2007, le Vice-Président des Libéraux francophones estime pourtant que les Francophones doivent mettre un frein à l’affaiblissement dont ils sont victimes au sein de la Belgique fédérale : « L’histoire des réformes institutionnelles correspond à celle d’un affaiblissement de la position des Francophones au sein de l’Etat belge. Il faut oser mettre le mot « fin »… »

 

2)   Jusqu’où Monsieur Reynders est-il prêt à aller pour continuer à exercer une fonction ministérielle après les prochaines élections ?

 

Suite à son échec tonitruant à l’accession au fauteuil mayoral liégeois couplé à l’« évaporation » des quelques 883 millions d’euros suite à l’ « erreur » commise en mai dernier par le service des enrôlements du Ministère des Finances, la position du successeur de Louis Michel est plutôt scabreuse. Quoi de plus normal dans ce cas d’essayer de garder à tout prix une place dans la majorité à l’échelon fédéral et, de facto, des maroquins ministériels qui en découlent ? Chacun d’entre nous en jugera en son âme et conscience.

 

Toutefois, et là se situe le fond de ma pensée : même si le VLD (Vlaamse Liberalen en Democraten, NDLR) n’est pas le CD&V (Christelijk Democratisch & Vlaams, NDLR), même si Guy Verhofstadt n’a pas l’apparence d’un Yves Leterme ou d’un Geert Bourgeois, on ne peut s’empêcher de se rappeler que, dans un passé récent, un certain Jean-Marie Dedecker faisait partie du VLD, allant même jusqu’à en briguer la présidence. Que dire d’Hugo Coveliers ou d’Alfons Borginon, égéries du nationalisme flamand ?

 

Quelle position adoptera le VLD dans l’optique de ce nouveau round institutionnel prévu visiblement pour le mois de juin et quelle sera celle du MR (Mouvement Réformateur, NDLR) et, surtout, de Monsieur Reynders ?

 

13-01-2007, 18:30:55 Michaël HENEN

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15-01-2007, 16:34:07
Bien le bonjour, Philip...
A l'instar d'un commentateur sur ton blog qui se fait appeler " le Liégeois " et à la lumière de ton commentaire, j'ai le sentiment que, derrière celui-ci qui se construit à coups d'arguments soi-disant dans l'intérêt de l'efficience de l'échelon fédéral, se cache une volonté éminemment particrate.

Je cite la première phrase de ton manifeste : " Et bien non, je n'ai pas peur que notre président brade la Wallonie sur l'autel d'un ministère. "
On ne peut plus inexact que l'interprétation sommaire que tu donnes de mon article : je n'y développe pas un caractère " soldé " de la Région wallonne, mais bien la façon dont le Président de ton mouvement oublie l'existence des " minorités " linguistiques dans les communes " à facilités " (ce terme n'est pas tout à fait exact) et, de fait, ignore une des composantes essentielles du MR, à savoir le FDF, dont bon nombre de membres partagent très certainement mes points de vue.

Quel est véritablement le but de cette démarche dans le chef de Didier Reynders ? Le VLD est au plus mal dans les sondages, les " erreurs " du Ministère des Finances au niveau de l'enrôlement et de la DLU décrédibilisent totalement la politique libérale en Wallonie et à Bruxelles.

Certes, Daniel Ducarme n'a pas été incarcéré à la Prison de Jamioulx, mais je ne crois pas que son retour sur la scène électorale inspire véritablement la confiance, vu l'amnistie fiscale dont ce dernier a bénéficié.

Le PRL, après s’être allié au FDF puis au MCC pour créer le MR, n’arrive pas encore à faire chuter le PS, qui remonte dans les sondages (voir le baromètre politique de La Libre Belgique). Donc, à défaut de remonter au perchoir à la Région, mieux vaut tout tenter pour au moins y rester au Fédéral, y compris brader (et là, le terme prend tout son sens) les droits des Francophones des communes à facilités, but avoué de TOUTES les composantes nordistes.

Le site Web de cette même Libre Belgique nous apprend que le Président Di Rupo est d'avis qu'on n'a pas exploité suffisamment le modèle fédéral belge.

Il a cité le cas des soins de santé que les partis flamands voulaient régionaliser à cause des transferts. Après quatre années de bonne gestion socialiste, la polémique est sans objet et les hommes flamands le reconnaissent eux-mêmes, a-t-il souligné.

On parle maintenant de régionaliser la politique de l'emploi. Pour Elio Di Rupo, il faut aborder ce problème de la même façon. " Nous sommes convaincus qu'on peut répondre aux constats qu'il existe des différences dans le cadre fédéral ", a-t-il dit ajoutant que le " statu quo institutionnel ne signifie pas l'immobilisme ".

Ce statu quo signifie aussi les garanties existantes pour les minorités linguistiques des communes comme Fourons et les 6 communes de la périphérie bruxelloise (à fort électorat FDF-MR). Vu les velléités développées par le VLD et leurs alliés aux Parlement et Gouvernement flamand (argument non négligeable : n’oublions pas qu’ils travaillent ensemble), il m’étonnerait fortement que cette pré-alliance électorale n’oblige point la composante francophone à lâcher du lest en la matière et donc, de nous procurer des brimades supplémentaires.

La soif de pouvoir t'aveugle-t-elle donc à ce point-là ?
http://michaelhenen.skynetblogs.be
Michaël HENEN
michael.henen@tele2allin.be
15-01-2007, 12:16:11
Bonjour Michaël...
Et bien non, je n'ai pas peur que notre président brade la Wallonie sur l'autel d'un ministère. Le MR n' a certainement pas de leçon à recevoir de quiconque du point de vue des renoncements pour conserver le pouvoir. Les inculpés de Jamioulx nous ont donné récemment des leçons de courage politique édifiante.

Didier Reynders est donc prêt à discuter avec ses homologues du VLD de mesures institutionnelles propres à améliorer l'efficience de notre état fédéral...Qu'est-ce que cela a de choquant? Notre législation est-elle à ce point figée dans le marbre que rien ne puisse désormais être tenté pour améliorer l'efficacité de nos institutions, celles-ci fonctionnent-elles donc de manière parfaite!?! Nous savons bien que non!!!

Est-il peu convenable de négocier avec un VLD, qui vient de mettre à la porte Jean Marie Dedecker, après avoir écarté Coveliers...alors que l'ensemble des autres partis démocratiques flamands intègrent au contraire des composantes nationalistes issues de la dissolution de la Volksunie, y compris l'aile Spirit du SP.

Vous allez voir que Di Rupo va nous ressortir le hérisson de son bocal de formol pour se poser en ardent défenseur des Wallons...Cela me fait bien rire!!! et pas que moi...

Je ne suis pas le seul à penser que les dérives de l'état PS à Charleroi comme ailleurs, risquent de rendre les négociations fédérales bien difficiles...comment justifier les fameux transfert s'ils ne servent pas à redresser l'économie wallonne mais plutôt à pérenniser l'état clientéliste PS et ses dérives maffieuses. C'est cela le principal reproche qui est adressé par nos compatriotes flamands et sincèrement j'aimerais beaucoup pouvoir les démentir mieux qu'actuellement.
http://philiphermann.skynetblogs.be
Philip Hermann
p.hermann@scarlet.be
15-01-2007, 03:21:44
Chacun ses lectures, Monsieur Broers !!!
Comme à son habitude, Monsieur le Bourgmestre de Fourons tentera de dissimuler toute discrimination vis-à-vis des Francophones de toute commune à régime linguistique spécial en citant ses traditionnels règlements.

La règlementite est d'ailleurs une maladie typique des hommes politiques néerlandophones à Fourons.

Toutefois, et il est important de le rappeler au niveau de la Zorverzekering (qui est en réalité une assurance-dépendance instauré par le Gouvernement flamand depuis l'année 2001, et ce afin de parer au vieillissement de la population flamande), mes lectures personnelles (qui ne se limitent pas au Moniteur belge) me font aboutir qu'il y a contradiction complète entre Région flamande et Union européenne (dont la première fait partie intégrante).

4 juin 1994 : une Convention reçoit mandat de la part du Conseil européen de rédiger un projet de Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Ce texte reprend, pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne, l'ensemble des droits civiques, politiques, économiques et sociaux des citoyens européens (donc, Flamands et Fouronnais francophones y inclus) ainsi que de toutes personnes vivant sur le territoire de l'Union.

Dans cette Convention figurent les noms de Karel De Gucht, actuel Ministre VLD des Affaires étrangères ; Fred Erdman, ancien Président du SP, et, accessoirement, plus récemment dans l'actualité judiciaire, avocat du Prince Laurent au Procès d'Hasselt ; Jean-Luc Dehaene, ancien Premier Ministre et Jos Chabert, actuel Député et Secrétaire du Bureau du Parlement de la Région Bruxelles-Capitale, tous deux CD&V.

Donc quatre personnalités du Nord du pays qui ont participé à la rédaction d'un texte dans lequel on peut trouver l'article suivant :

" Chapitre 4. Solidarité. (...) Article 34. Sécurité sociale et aide sociale.

> L'Union reconnaît et respecte le droit d'accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux assurant une protection dans des cas tels que (...) la maladie, (...) la dépendance ou la vieillesse (...) selon les modalités établies par le droit communautaire et aux législations et pratiques nationales.

> Toute personne qui réside et se déplace légalement à l'intérieur de l'Union a droit aux prestations de sécurité sociale et aux avantages sociaux, conformément au droit communautaire et aux législations et pratiques nationales. "

Conclusions :
- le Fouronnais francophone ne peut accéder aux avantages liés à la Zorgverzekering que s'il s'adresse à un organe agréé par Moeder Vlaanderen et donc, dénué de garanties quant à l'usage de sa langue à tous niveaux.

- le texte européen parle explicitement de législations et pratiques nationales et non régionales. Ce qui implique que cet écrit ne tient pas compte des spécificités régionales et communautaires en Belgique.

Il est bien de mon intention d'alerter les parlementaires belges francophones au niveau de l'Europe afin que les Francophones de Fourons puissent bénéficier de cet avantage (car c'en est bien un au niveau social, cela je ne le nie pas !!!) au-delà de la frontière linguistique, à l'instar des Francophones de la périphérie bruxelloise qui peuvent apparemment depuis peu de temps bénéficier de ce service dans la Région bruxelloise.

En ce qui concerne maintenant les dénominations bilingues des communes flamandes, plusieurs de vos confrères bourgmestres de communes à régime linguistique spécial ont critiqué la proposition déposée en son temps par votre camarade de jeux Johan Sauwens.

Pour Dirk Walraet, premier citoyen d'Espierres-Helchin, la paix linguistique est " totale " dans la commune et cette résolution apparaissait pour lui comme " un coup de pub avant les élections ".

" N'ont-ils rien de mieux à faire ? ", s'est étonné également Sandy Evrard, le Bourgmestre de Messines, une autre commune à facilités située près de Comines. " Pour moi, les ministres flamands doivent travailler sur des dossiers plus importants. Ce système existe depuis 45-50 ans. Ce n'est pas nécessaire de le changer ", a-t-il expliqué. " La classe politique flamande nous demande de vivre en harmonie avec les allochtones mais elle n'est pas capable de supporter les Wallons ou les Francophones ", a conclu Monsieur Evrard.

Eux au moins ont osé prendre une position claire et précise en faveur de TOUS leurs concitoyens. Le vocable " burgemeester van iedereen " s'applique certainement mieux à ces deux hommes politiques qu'à votre personne, cher ami Broers : ils se fichent totalement du " wettelijk verplicht ".

D'ailleurs, votre morale légaliste vous a poussé bien avant l'apparition de la proposition Sauwens à installer des panneaux indicateurs unilingues " De Planck " sur tout le territoire fouronnais. Et ceci, est-ce " wettelijk verplicht " ou, tout simplement, pour mieux narguer votre minorité francophone ?

A méditer sagement...
http://michaelhenen.skynetblogs.be
Michaël HENEN
michael.henen@tele2allin.be
15-01-2007, 01:30:47
Pas non à une réforme..;
Pour mieux vous informer, il me semble nécessaire de rappeler quelques points. Michaël Henen croit trouver dans les mots de Didier Reynders certaines légitimations "d'actions flamandes". En l'écrivant comme le fait MH, vous pourriez avoir la réflection qu'il s'agirait de décisions, décrets ou autres non-contrôlés. Prenant p.e. la Vlaamse Zorgkas. Il s'agit ici d'une décision en faveur de toute personne habitant la Flandre. Elle n'a jamais été contestée par la Région Wallonne, son parlement ou par la Communauté Française. Pourtant, là aussi on lit le Moniteur Belge. Ou, concernant les noms des villes et communes. L'accord de Lambermont - entre Wallons et Flamands - prévoit que toute tutelle (et donc décret) sur les communes passe aux régions. Chaque région a fait son décret communal. L'autre région l'a contrôlé pour voir s'il n'y avait pas de disfonctions ou d'infractions contre certaines lois. P.e. la loi spéciale de 1988 concernant les Fourons. Dans le décret flamand (donc contrôlé par nos amis de la région wallonne) il y a un article 296 donnant l'autorisation ou même le mandat au gouvernement flamand de déterminer les noms des communes.
Il me semble donc que les régions ne veulent plus revenir sur "les choses faites en tout équilibre et en consensus" entre les deux communautés. Il me semble aussi que des deux côtés de la frontière linguistique on acclame le calme qui reigne dans notre belle commune. Et comme démocrate on accepte aussi ce qui n'est pas toujours favorable pour la personne individuelle. Mais, comme vous, je suis content qu'il existe une opposition. Ca sert surtout à rester vigilant. Et parfois même à nous faire rire.
Huub Broers
huub.broers@skynet.be

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