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« Ici, il n’y a pas de cordon. C’est un truc du passé… (sic) » Ce titre est en réalité une phrase prononcée par le Bourgmestre des Fourons, je le concède, il y a déjà bien longtemps et dans un contexte extérieur à la commune. Mais cette réplique prend à l’heure actuelle tout son sens, au vu de l’épisode que je vais vous relater ci-dessous… Tout qui a le courage ou la curiosité de jeter un œil sur les diverses publications dans la Langue de Vondel, qui atterrissent régulièrement dans nos boîtes aux lettres, aura certainement remarqué un article concernant Fourons, tiré du dernier numéro du Vlaams Belang Krant, publication mensuelle et infecte du tristement célèbre parti flamand d’extrême-droite.  Cet article, écrit par la plume du Président de la section sud-limbourgeoise dudit parti, traite élogieusement de la remise d’un prix culturel octroyé par plus ou moins septante associations fouronnaises néerlandophones au tout aussi tristement célèbre Guido Sweron. Il ne faut pas être dupes : bien plus qu’une « carrière » culturelle, ce prix récompense le travail et le dévouement de ce dernier à l’ancrage d’une identité flamande dans les Fourons, et ce, par divers moyens, dont notamment le canal touristique, qualités soulignées par l’ex-ministre Geert Bourgeois (N-VA) et le Bourgmestre Huub Broers, orateurs de la soirée. Si tout ceci peut paraître anecdotique à première vue, le dernier paragraphe de cette prose souligne cependant la présence au Veltmanshuis d’une délégation importante du Vlaams Belang, à savoir un député fédéral, un ancien député flamand et deux conseillers provinciaux. Au vu de cette présence infâme à une cérémonie, ne revêtant certes aucun caractère officiel, on est en droit de se demander si le terme « cordon sanitaire » existe toujours dans le vocabulaire néerlandais, notamment à Fourons. Même si ce dispositif politique est plus ou moins d’actualité dans les diverses coalitions du côté flamand ou fédéral, il perd apparemment tout son sens dans les rencontres mondaines du kaléidoscope politique et culturel fouronnais. Alors que j’avais déjà souligné ce phénomène dans un précédent article, cet épisode constitue, sans nul doute, une nouvelle preuve que des élus et/ou des représentants du monde associatif, socioculturel et autres, dans des circonstances précises et surtout à Fourons, peuvent faire fi des considérations électorales et éthiques, nationalisme flamand oblige. Mais fallait-il encore le démontrer ? À méditer, assurément…
04-02-2009, 01:07:50 Michaël HENEN
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