| concours

17.06.2010

FOURONS : CONSTATS CHIFFRÉS…


Chambre

Statistiques électorales Fourons I

 

Sénat

Statistiques électorales Fourons Sénat II

Statistiques électorales Fourons Sénat I
 

Une analyse rapide des chiffres permet d’émettre les constats suivants : 

1)   en 1999, 2641 électeurs belges résidant sur le territoire étaient appelés aux urnes dans le Canton de Fourons. Ce chiffre étant en baisse à chaque scrutin, onze années plus tard, ils ne sont plus que 2452. L’argumentation du Bourgmestre des Fourons, Huub Broers, sur son site personnel, ne tient donc pas la route, lui qui prétend que les électeurs des bureaux fouronnais étaient plus nombreux ce 13 juin 2010 qu’aux scrutins précédents : en 2003, ils n’étaient déjà plus que 2565 et en 2007, le chiffre était descendu à 2507 ; 

2)   le chiffre des Belges disposant du droit de vote et résidant à l’étranger est tombé à 0, après les 17 électeurs de 2007 et les 35 de 2003. Au vu de la bonne volonté que le Ministre fédéral CD&V des Affaires Étrangères, Steven Vanackere, a bien voulu déployer en vue de ce scrutin anticipé, ce chiffre est peu étonnant ;

 3)  1268 bulletins déposés en 2010 dont 107 blancs et nuls pour 1348 bulletins déposés en 2007 dont 137 blancs et nuls ; 

4)   en ajoutant à ces chiffres les 940 personnes s’étant rendues à Aubel dimanche dernier, nous arrivons à un total de 2208 électeurs (2347 en 2003) ayant rempli leur devoir électoral. Soit 244 abstentionnistes ou retardataires fouronnais, ce qui constitue un pourcentage de 9,95 % (6,7 % en 2007). 

 

(Sources : Service Public Fédéral Intérieur)

 


 

04.02.2009

“ HIER IS GEEN CORDON. DAT IS IETS VAN HET VERLEDEN... ”

 

« Ici, il n’y a pas de cordon. C’est un truc du passé… (sic) »

 

Ce titre est en réalité une phrase prononcée par le Bourgmestre des Fourons, je le concède, il y a déjà bien longtemps et dans un contexte extérieur à la commune.

Mais cette réplique prend à l’heure actuelle tout son sens, au vu de l’épisode que je vais vous relater ci-dessous…

 

Tout qui a le courage ou la curiosité de jeter un œil sur les diverses publications dans la Langue de Vondel, qui atterrissent régulièrement dans nos boîtes aux lettres, aura certainement remarqué un article concernant Fourons, tiré du dernier numéro du Vlaams Belang Krant, publication mensuelle et infecte du tristement célèbre parti flamand d’extrême-droite.

Vlaams Belang Krant décembre 2008 - Sweron

Cet article, écrit par la plume du Président de la section sud-limbourgeoise dudit parti, traite élogieusement de la remise d’un prix culturel octroyé par plus ou moins septante associations fouronnaises néerlandophones au tout aussi tristement célèbre Guido Sweron.

 

Il ne faut pas être dupes : bien plus qu’une « carrière » culturelle, ce prix récompense le travail et le dévouement de ce dernier à l’ancrage d’une identité flamande dans les Fourons, et ce, par divers moyens, dont notamment le canal touristique, qualités soulignées par l’ex-ministre Geert Bourgeois (N-VA) et le Bourgmestre Huub Broers, orateurs de la soirée.

 

Si tout ceci peut paraître anecdotique à première vue, le dernier paragraphe de cette prose souligne cependant la présence au Veltmanshuis d’une délégation importante du Vlaams Belang, à savoir un député fédéral, un ancien député flamand et deux conseillers provinciaux.

 

Au vu de cette présence infâme à une cérémonie, ne revêtant certes aucun caractère officiel, on est en droit de se demander si le terme « cordon sanitaire » existe toujours dans le vocabulaire néerlandais, notamment à Fourons. Même si ce dispositif politique est plus ou moins d’actualité dans les diverses coalitions du côté flamand ou fédéral, il perd apparemment tout son sens dans les rencontres mondaines du kaléidoscope politique et culturel fouronnais.

 

Alors que j’avais déjà souligné ce phénomène dans un précédent article, cet épisode constitue, sans nul doute, une nouvelle preuve que des élus et/ou des représentants du monde associatif, socioculturel et autres, dans des circonstances précises et surtout à Fourons, peuvent faire fi des considérations électorales et éthiques, nationalisme flamand oblige. Mais fallait-il encore le démontrer ?

 

À méditer, assurément…

15.09.2008

SI C’EST POUR DISTILLER DES ÂNERIES PAREILLES…

 

Suite aux questions posées par le Groupe Retour @ Libertés dans un toutes-boîtes adressé récemment à la population fouronnaise, la réaction de Voerbelangen Huub Broers ne s’est pas faite attendre et, comme de bien entendu, l’argumentaire développé dans la réponse de nos adversaires politiques du Burgemeester van iedereen est démontable à tous points de vue.

 

Hormis le fait que Voerbelangen Monsieur Broers prend apparemment de l’âge et a déjà oublié (Alzheimer ?) que notre groupe ne s’appelle plus Retour à Liège depuis déjà pas mal de temps, la lecture de ce texte réserve encore bien d'autres coquilles auxquelles le Bourgmestre nous habitue de plus en plus.

 

Suivez le guide...

 

1)     Le toutes-boîtes de Voerbelangen est, dans les faits, la première communication officielle traitant du problème routier de Schophem : il est donc avéré que le tract du Groupe R@L a bien servi d’électrochoc. Tout du moins a-t-il servi à réveiller ces chers élus censés diriger cette commune qui s’étaient limités jusqu’ici à un « no comment », même au Conseil communal !

 

« Soyons clairs : Voerbelangen n’est pas toujours content du déroulement des travaux », peut-on lire sur la réponse de l’Académie des Neuf. Fort bien… Alors, pourquoi ne pas avoir informé plus tôt les citoyens auxquels, à l’instar d’un certain cartel formé par le CD&V et la N-VA, duquel les élus flamands flamingants aiment s’inspirer, ils ont promis une gestion impeccable ?

 

Ne parlons pas d’une éventuelle information publique au Conseil communal, puisque l’opposition y est muselée dès qu’elle prend la liberté légale de s’y exprimer en français, même pour des questions d’utilité ou de salut public, tel que ce dossier : à Fourons, c’est encore mieux qu’au Tibet ou en Russie !

 

2)     Contrairement aux allégations fantasmagoriques du sieur Broers, c’est bien suite à un ras-le-bol général de la population et non dans un but purement démagogique que le Groupe R@L a diffusé son toutes-boîtes, parce que ce dernier sait encore écouter ce que le citoyen, peu importe sa langue, lui exprime

 

3)     « On avait deux possibilités pour la circulation. La première était la « méthode Retour ». Vous vous rappelez sans doute les travaux au pont de Fouron-Saint-Martin il y a une dizaine d’années avec une déviation par Warsage. La deuxième, c’est la nôtre en vous laissant le choix de passer par Schophem ou par Warsage. Avec naturellement, on l’avoue, toutes les conséquences négatives. Mais, il est impossible de cuire un œuf sans casser la coque », dixit le Grand Sachem de la Route de Warsage.

 

Premier désaveu : la majorité du transit de Fouron-Saint-Martin vers Fouron-le-Comte, qui plus est depuis l’apparition du feu rouge, préfère se diriger vers Warsage via Fouron-Saint-Pierre et Magis plutôt que de démolir sa suspension via Schophem. Ce n’est pas une question de choix, mais plutôt de sauvegarde de son véhicule…

Monsieur Broers n'a-t-il donc pas entendu son maître à penser, Yves Leterme, pas plus tard que hier, parler de la baisse du pouvoir d'achat de la population ?

 

Deuxièmement, l’hypocrisie et la démagogie ne semblent point étouffer le braav Huubke, puisque, comme la carte ci-dessous extraite du schéma de structure d’aménagement de Fourons semble le suggérer (regardez surtout les grosses lignes rouges au sud de la carte), la majorité flamande, dans son désir de privilégier son confort au détriment des communes (wallonnes) voisines, promeut le délestage, version tout-à-l’égout, du trafic routier vers les routes nationales ceinturant Fourons (et surtout au sud de l’entité), soit d’Aubel à Visé, en passant par Warsage et Berneau. Et ce, comme de bien entendu, sans concertation aucune avec les autorités supralocales wallonnes !

Structure spatiale routière et de transport

D’autres facteurs appellent également une analyse plus profonde que de simples allégations à la limite du populisme tels qu’on peut en lire dans le tract des doorwerkers, comme ils aiment à se qualifier.

 

Le paysage et les touristes. Contrairement à ce que Voerbelangen Huub Broers essaie de faire honteusement gober à ses administrés, ce projet a une destination plus touristique que sécuritaire ou « un service plus stable » d’eau, d’électricité et de télédistribution. Démagogie, quand tu nous tiens… 

 

En ce qui concerne le domaine naturel et ce, même si de coloribus et gustatibus non disputandum (les goûts et les couleurs ne se discutent pas), force est une nouvelle fois d’avouer que cette grande réalisation donne au petit hameau de Schophem un aspect paysager des plus douteux (même avec « une longue haie le long de la route »).

 

Le plan financier. Les pistes cyclables « ne coûtent rien aux Fouronnais » : encore heureux ! Quoique… les subventions proviennent de la Province du Limbourg, la Région flamande et la Communauté européenne, soit… des institutions largement financées par nos deniers versés chaque année via l’État fédéral !!! Je n’ai rien contre les touristes de passage dans nos contrées, mais hormis le fait que ce genre de travaux bloque nos villages des mois et des mois durant, je digèrerais très mal le fait de dépenser sur fonds locaux propres des infrastructures pharaoniques pour cyclistes et autres promeneurs du dimanche, dont la plupart ne sont même pas Fouronnais ! Et Monsieur Broers voudrait encore qu’on le félicite pour ses « négociations » avec les instances précitées ?

 

Les conduites d’eau, le câblage électrique et de télédistribution et la rénovation du revêtement routier sont des postes, cette fois-ci, complètement à charge de la Commune de Fourons : et ça, c’est gratuit peut-être ?

Pas un chiffre n’est cité dans le tract des élus flamands : nouvelle preuve d’une démesure dissimulée intentionnellement.

 

Les réalisations de Voerbelangen.

« Oui, vous voyez les résultats. Retour a raison de le remarquer. »

 

En effet, on a remarqué l’étroitesse du carrefour de la Place de Fouron-le-Comte avec la rue de l’Arbre entraînant un croisement extrêmement difficile et ce, même entre deux voitures.

Épinglons également la gestion économique de ce dossier où les commerçants locaux auront apprécié leur manque à gagner, faut-il le dire, jamais compensé. Cela sans compter les nuisances sonores et autres pollutions dues à ce chantier pharaonique.

 

Oui, nous voyons aussi le rétrécissement de route à la Kys (quand des déchets forestiers ne gênent pas la circulation par-dessus le marché), alors qu’auparavant, le passage y était bien plus aisé.

 

Je suis très heureux que mes concitoyens du hameau de Veurs bénéficient depuis peu d’un système performant d’épuration d’eau : demandez donc à ces derniers leur avis sur la façon dont les entrepreneurs ont travaillé sur ce chantier, je suis certain que seules des louanges sortiront de leurs bouches.

Et que dire de l’état de la nouvelle route : il y a autant de bosses qu’auparavant ! Magnifico, comme dirait George Clooney !

 

Affirmatif : le réseau électrique se doit d’être renouvelé et fortifié. Je me demande d’ailleurs pourquoi je subis encore si souvent des coupures d’électricité dès que le vent se lève un tant soit peu : mais bien sûr, j’avais oublié, j’habite à Rémersdael et pas à la capitale, Fouron-le-Comte !

Ceci dit, entre nous, puisqu’Intermosane travaille si bien, pourquoi avoir essayé de rompre le contrat qui liait notre commune à l’intercommunale liégeoise ?

 

Des infrastructures afin d’empêcher de nouvelles inondations à Schophem ? Quelle excellente idée ! C’est vrai que, si ses habitants doivent encore subir des déboires provoqués par des coulées de boue dues à des travaux pharaoniques, ceci se révèle effectivement un projet ambitieux…

Schophem - coulée de boue

Cette photo illustre la coulée de boue subie par les habitants de Schophem le 2 juillet dernier. Ces derniers n'étaient pas au bout de leurs surprises puisqu'ils ont dû subir le même sort les 10 et 11 juillet suivants.

Un recyparc, un poste avancé de pompiers : très utile, bien évidemment, lorsqu’on peut déjà bénéficier de ces services dans les communes toutes proches, avec une qualité irréprochable qui plus est !

 

Quoi de neuf à l’avenir à Schophem ? Et bien, surtout, faites attention à vos jantes lorsque vous passerez à hauteur du magasin Daniëls, les bordures n’en seront vraisemblablement pas loin ! Même si, pour reprendre un adage bien connu, je n’ai pas un compas dans l’œil, je doute fort que la route fasse, même à la fin des travaux, cinq mètres de largeur à cet endroit. Qui vivra verra… 

 

D’autre part, prenons les menaces (parce c’est bien de cela qu’il s’agit) du Bourgmestre au sérieux lorsqu’il vous prévient que « la police y contrôlera » : on connaissait déjà la promptitude du chef de la police à prôner le « flashage » à tout-va ; maintenant, il en vous en prévient sur un ton autoritaire : prenez-en surtout bien note !!!

 

Bref, question bilan politique, mention peut beaucoup mieux faire, pour paraphraser un des mes anciens professeurs de français !

 

 

Un dernier petit mot : parler d’incompétence, d’intolérance, de vantardise ou même de fanfaronnade dans le chef de la majorité fouronnaise ne relèvent pas de la diffamation ni même de l’insulte mais bien d’un constat affligeant qui n’appelle aucune autre appellation que celles que l’équipe chargée de la rédaction de ce tract a choisies et que j’ai approuvées séance tenante.

 

-         L’incompétence est avérée au vu de la gestion désastreuse de la politique des travaux à Fourons : on se demande d’ailleurs, à l'instar de son copain moulanais adepte du carnaval, à quoi sert l’échevin responsable en la matière, si ce n’est en matière d’assurance. Encore que…

 

-         L’intolérance n’est pas un vain mot dans la problématique qui nous occupe : les remarques, objections et autres suggestions de l’opposition politique, notamment à propos de ce dossier, ont été systématiquement balayées voire passées sous silence.

 

Et que dire de la vente de bâtiments communaux en 2001, du traitement ségrégationniste de certains dossiers d’ordre urbanistique ?

à Fouron-Saint-Martin, par exemple, vis-à-vis d’un artisan francophone privé de son outil de travail faute de régularisation de son permis d’urbanisme. Le voisin de ce dernier, qui se trouve dans la même situation urbanistique mais qui a l’avantage d’être de nationalité néerlandaise et d’être très proche du Bourgmestre et allant jusqu’à faire sa campagne, a pu continuer à exploiter ses logements et sa salle de séminaires.

Simple application de la loi, comme dirait Maître Broers sur son trône communal perché, ou persécution organisée ? Poser la question, c’est déjà y répondre…

 

Notons encore toutes les tentatives (parfois avortées) de désolidarisation d’avec la francophonie, dans un but génocidaire, culturellement parlant : éviction du Service d’Incendie de Herve-Battice, d’Intermosane, de l’a.s.b.l. Terre, rupture officielle du jumelage avec nos amis de Vellerat, soutien offert au Pélérinage de l’Yser ou aux bourgmestres néerlandophones de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, modification des noms de rues, motion de soutien à la Commune de Riemst contre les nuisances de Liege Airport , requête d’appel contre l’installation d’éoliennes à Warsage et j’en passe et des meilleures…

 

Voici plus de deux ans, j’avais d’ailleurs résumé sur mon ancien blogue la politique du Groupe Voerbelangen à leur manière, sous la forme d’un résumé de leurs slogans les plus marquants : « Open Voeren: doorwerken aan spelregels zonder vrijheid, ook voor onze kinderen. » Force est de constater que ce slogan prend toute sa dimension à l’heure actuelle.

 

-         Quant à la vantardise et la fanfaronnade, quoi de plus naturel comme terminologie quand, face à des critiques hautement justifiées, émanant au départ de remarques d’une grande majorité de citoyens, le leader d’un groupe politique au pouvoir rétorque en se gaussant de réalisations qui, pour la plupart, au décompte final, ont apporté plus d’inconvénients que d’avantages. Plus que de fanfarons, c'est bien de matamores dont nous parlons...

 

Föj, föj, föj, wi käne se da mär esö wereke ? (Ouille ouille ouille, comment peuvent-ils continuer à travailler de cette manière ?), comme on dirait dans notre si joli dialecte…